
Plan Climat-énergie territorial
L’engagement des “3 fois 20 ” pour une conduite exemplaire
Chacun sait, désormais, que le rendez-vous planétaire de Copenhague a été un échec. La part des dirigeants des pays riches ont pitoyablement privilégié leurs intérêts égoïstes à ceux de notre planète humaine et naturelle. Faut-il désespérer pour autant ?
En coordination avec les ONG du monde entier, qui pèsent de tout leur poids sur les négociations internationales, nombre de collectivités territoriales se sont engagées unilatéralement pour réduire leurs émissions de GES. A la suite des États de Californie et d’Ohio (en rupture avec le refus de Bush de ratifier le protocole de Kyoto), 500 maires de villes européennes ont pris l’engagement des 3 fois 20 d’ici 2020 :
-20 % d’émissions de Gaz à effet de serre,
-20 % de consommation d’énergie,
+20 % d’énergies renouvelables.
Au nom de Plaine commune, j’ai signé cet engagement, le 10 février 2010, à Bruxelles.
Dans cette dynamique, la communauté d’agglomération s’apprête à voter le 23 mars 2010 le Plan Climat-énergie territorial. Issu d’un travail partenarial remarquable avec le Club Climat-énergie, le Comité citoyen, le Forum des associations environnementales, le Conseil de développement, ce Plan va engager Plaine commune à être dynamiseur d’une agglomération sobre, efficace, solidaire, préventive, adaptatrice, visant le bien-être des générations actuelles dans le respect des générations futures.
Pour crédibiliser cette stratégie, la communauté d’agglomération s’engage à tenir une conduite exemplaire dans ses domaines de compétences. Elle impulsera une dynamique partenariale avec les communes et les grands équipements du territoire (universités, hôpitaux, etc.). Elle accompagnera l’évolution comportementale des habitants indispensable à la réussite du projet. 65 actions ont ainsi été identifiées pour prévenir et pour réduire les émissions de GES, ainsi qu’adapter notre territoire aux dérèglements climatiques (inondation, canicule, etc.). Au sein de ce vaste programme, douze actions, nommées “travaux d’Hercule”, ont été relevées pour leur effet de levier et leur caractère emblématique de la volonté de protéger les habitants, de préserver le climat, de réduire la consommation énergétique ainsi que la facture financière ; combinant ainsi justice climatique et justice sociale.
Michel Bourgain Vice-président, délégué à l’Écologie urbaine, maire de l’Île-Saint-Denis





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