
Le déchet le plus écologique est le déchet non produit
Le tonnage des déchets (ménagers et assimilés) pour 2009 sur le territoire de Plaine commune est de 158 000 tonnes pour une population de 350 000 habitants ; soit 478 kilos par an et par habitant (moyenne nationale : 360 Kg, moyenne en l’Île-de-France : 453 kg). Plus on doit collecter, transporter et incinérer de déchets, plus nous rejetons de Gaz à effet de serre ; en même temps, nous appauvrissons les énergies fossiles en gaspillant des matières premières.
A Plaine commune, la plupart des déchets finissent dans un incinérateur, moins de 10 % sont recyclés contre 14 à 16 % en
Île-de-France. Bref, nous polluons.
C’est pourquoi la gestion des déchets est de plus en plus intégrée dans les Plans Climat ou les Agendas 21.
Nos poubelles sont des icebergs. Nous voyons bien ce que nous jetons : un emballage, un vieil appareil ou un reste de repas. Mais toute l’énergie qu’il a fallu consommer pour produire et acheminer ces biens, tous les déchets que cela a généré, toutes les matières et toutes les eaux utilisées, nous ne les voyons pas. C’est la partie immergée de nos déchets. Si on rajoute le mode de traitement de nos déchets par incinération et le transport par camion, la production de Gaz à effet de serre augmente et se cumule au bilan carbone.
C’est pourquoi, une politique de réduction des déchets à la source est mise en œuvre par Plaine commune en lien avec le Sitom93 et l’ADEME. Ce programme de prévention des déchets viendra compléter et enrichir les “actions déchets” ciblées dans le Plan Climat-énergie. Un des objectifs est aussi de multiplier par 3 le pourcentage de tri sur le territoire de Plaine commune à l’horizon 2014. La création d’une ressourcerie pour prolonger la durée de vie des objets jetés est lancée.
Sylvain Ros, Vice-président en charge des déchets, du tri et du recyclage





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