Recherche

Thème(s) lié(s) a l'article

L’île-Saint-Denis

-Les Photos du Festival effet de C.E.R. 2010
-Position de l’Île-Saint-Denis sur le choix du projet lauréat pour la réalisation de l’équipement culturel
-Les Verts de l’Île-Saint-Denis
-Eco-quartier fluvial de l’Île-Saint-Denis, demande de convention avec l’Etat

Urgence sociale

-Quelles solutions pour la situation des Roms en Ile-de-France ?
-Expulsion des occupants de l’hôtel particulier place des Vosges : la justice coupable de non assistance à jeunes personnes en danger
-Les Verts d’Aubervilliers solidaires d’Haïti
-Appel des élus de la république : pas de Charter pour Kaboul

Les derniers articles

-QUEL GÂCHIS... Evacuation du camp du Hanul
-Quelles solutions pour la situation des Roms en Ile-de-France ?
-Droit de vote : les étrangers, citoyens de seconde zone
-Résultats du 1er tour des élections régionales
-Les Verts pour la suppression du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale

Brèves de la rubrique

- Le PLD a pour objectif d’améliorer les conditions de déplacement sur le territoire.

Positions politiques du groupe

9 décembre 2009


Vidéosurveillance - Interview de Michel Bourgain dans l’Express

article de LEXPRESS.fr avec Reuters, publié le 08/12/2009 à 13:21 - mis à jour le 08/12/2009 à 14:21

Les maires partagés sur la vidéosurveillance

Alors que Nicolas Sarkozy veut tripler les caméras de vidéosurveillance, même contre l’avis d’élus locaux, deux maires de Denis-Saint-Denis exposent leur point de vue opposé. Alors que plus de 22.000 caméras sont aujourd’hui installées sur la voie publique en France, le gouvernement souhaite en tripler le nombre d’ici à 2012 et Nicolas Sarkozy a récemment appelé les maires à rattraper le retard énorme pris, selon lui, sur le Royaume-Uni. (Reuters/Mal Langsdon)

Plus de 22.000 caméras sont aujourd’hui installées sur la voie publique en France (Reuters/Mal Langsdon).

Trois fois plus de caméras de vidéosurveillance en trois ans. C’est l’objectif déclaré du gouvernement depuis le discours de Nicolas Sarkozy en banlieue, le 24 novembre dernier. Ce jour-là, Nicolas Sarkozy a appelé les maires à rattraper le "retard énorme" pris, selon lui, sur le Royaume-Uni (22.000 caméras en France, contre 4,2 millions outre-Manche), n’excluant pas de demander aux préfets de se substituer aux élus récalcitrants.

Mais, sur le terrain, des édiles doutent des bienfaits du "modèle anglais" et craignent que la technologie ne se développe au détriment de la prévention et de la police de proximité.

A Bondy, ville de Seine-Saint-Denis touchée par les émeutes de 2005, le maire socialiste, Gilbert Roger, a pourtant sauté le pas après un vote favorable du conseil municipal."Je n’accepte pas que des jeunes femmes prennent le RER la peur au ventre", explique-t-il.

Depuis plus d’un an, une dizaine de caméras reliées au poste de la police municipale filment donc les environs de la gare. Et un nouveau système sera bientôt mis en service dans une galerie marchande de cette cité de 53.000 habitants.

"Vidéotranquilité" ou "lien social"

Même si, pour lui, la "vidéotranquillité", selon son expression, "n’est pas la panacée", Gilbert Roger se veut avant tout pragmatique. "Depuis septembre 2008, je n’ai pas reçu une lettre d’un concitoyen se plaignant de l’installation des caméras. Les gens se disent ’il est de gauche, ce maire-là, mais il n’est pas obtus’", avance-t-il.

Dans son bureau de l’Ile-Saint-Denis, une autre commune qui fait un peu figure de havre de paix dans le "93", département en proie cette année à une nouvelle vague de violences, Michel Bourgain, maire écologiste, tient un tout autre discours.

"Nous, nous misons avant tout sur le lien social. Si on avait de l’argent, on le placerait dans l’éducation et la prévention, pas dans les caméras", dit-il. Outre les problèmes d’atteinte à la vie privée, le vice-président des maires de France estime que "Cela demande des moyens considérables pour une efficacité aléatoire."

"Nicolas Sarkozy, c’est plus de technologie et moins de présence humaine", déplore-t-il en évoquant la baisse générale des effectifs dans les collèges ou même au sein de la police.

Police de proximité

Mais pour son homologue de Bondy, une forme d’idéologie n’est peut-être pas étrangère au refus systématique de caméras. "Nous aussi, nous faisons beaucoup de prévention", assure-t-il. "Les caméras ne peuvent pas remplacer la présence humaine. A Londres, où l’on est filmé, paraît-il, 300 fois par jour, cela n’empêche pas les agressions".

L’édile souhaiterait donc que le gouvernement soit "un peu plus ouvert d’esprit" sur la police de proximité, que Nicolas Sarkozy avait bannie avant d’accepter un timide retour de ces unités sous une autre appellation.

"Bondy, la délinquance monte, cela montre bien qu’il n’y a pas assez de présence policière permanente", dit-il.

A Paris
226 caméras existent déjà , mais le maire socialiste Bertrand Delanoë a lui aussi accepté, sur l’insistance de la préfecture de police, le plan "1.000 caméras pour Paris".
Malgré l’opposition acharnée des élus "Verts", le Conseil de Paris vient de donner son feu vert à l’opération mais le collectif qui tente actuellement de mobiliser les Parisiens n’a peut-être pas dit son dernier mot.

Lire l’article en ligne : http://www.lexpress.fr/actualite/po...

En savoir plus sur l'auteur


impression
Version imprimable de cet article Version imprimable


Enregistrer au format PDF
Telecharger en PDF